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Le métier de Webdesigner t'attire ? Voici une fiche métier pratique pour comprendre en quoi consiste cette nouvelle activité professionnelle en pleine expansion.
Découvrez le métier de Webdesigner avec cette fiche dédiée à ce nouveau métier du Web !

MONTEUR VIDÉO :

silence, ça coupe !

Smartphone, tablette, cinéma, TV ou radio : aujourd’hui les contenus audiovisuels inondent notre quotidien. Les vidéos sont aujourd’hui les contenus que nous consommons le plus, loin devant les textes et les images. Derrière la déferlante audiovisuelle, il y a un métier : celui de monteur vidéo.

 

Dérushage, coupes, raccords, mixages audio : le monteur est le technicien qui met en rythme et en musique des séquences vidéos pour fabriquer un film qui ait du sens. Il travaille main dans la main avec le réalisateur (cinéma), le journaliste (presse) ou le directeur artistique (agence de communication et de publicité). Clip vidéo, court métrage, spot publicitaire, JT ou tuto professionnel sur Youtube : le travail de montage est à la fois invisible (le monteur travaille dans l’ombre) et omniprésent. Avec l’ère du numérique, les outils de montage se sont largement démocratisés comme en témoigne l’explosion du nombre de vidéos amateurs sur Youtube. Pour autant, le métier de monteur ne s’improvise pas. Pour se lancer, fini les petits logiciels de montage intégrés sur PC ou Mac ! Le monteur s’attaque à des logiciels professionnels complexes : Avid Media Composer, FCP, DVD Studio Pro, After Effect, Final Cut, etc. En télévision, les bancs de montage professionnels sont de véritables tableaux de bord relevant presque du vaisseau spatial !

Produire un message audiovisuel impactant

Doté d’une solide culture audiovisuelle, le monteur est avant tout un créatif, amoureux de technique et de cinéma. Il a le sens du rythme pour pouvoir monter des plans harmonieux et dynamiques qui savent apporter du souffle et du sens : chute, transition, fondu, sens de la coupe. En gros, le travail de monteur est celui d’un orfèvre... de l’image !
Le monteur doit également avoir une bonne connaissance de l’environnement audiovisuel dans lequel il évolue : réalisation, production, chaîne de montage, post production. La production audiovisuelle est un monde de contraintes (de délai, de commande, de prix) où les choses doivent avancer vite. Bien souvent, pas le temps de peaufiner les montages avec des retouches et des effets soignés. Le montage des sujets presse constitue le meilleur exemple pour comprendre l’urgence dans laquelle doit parfois (souvent !) travailler le monteur. Les rushs livrés le matin même doivent être montés et mixés dans l’heure pour être ensuite diffusés au journal télévisé de 13h.

 

Le métier de monteur au quotidien : visionner, choisir, monter

Pour chaque projet, le monteur commence par une phase de visionnage des séquences vidéos brutes (les rushs) récupérées après le tournage. Cette phase, qui peut parfois durer des heures s’appelle le dérushage. Ensuite, le monteur sélectionne et coupe les séquences vidéo qui lui semblent les plus pertinentes pour élaborer sa narration visuelle. Il met les séquences bout à bout, intervertit les plans, teste, cherche : l’enjeu pour lui est de trouver la succession d’images qui matche. Il procède aux premiers raccords entre les plans : transitions, fondus, coupe franche, en fonction de l’effet recherché. S’il s’agit d’un clip vidéo, le monteur va se baser sur la musique pour effectuer ses coupes en rythme avec celle-ci.
À ce stade, le monteur va pouvoir envoyer un premier rendu pour validation de son montage. Le réalisateur, rédacteur en chef ou directeur artistique qui le chapeaute fait ses remarques et propositions de corrections, que le monteur doit ensuite intégrer. Une fois les corrections effectuées, le travail de retouches et de finalisation commence. Le monteur fait disparaître les détails gênants, il étalonne la colorimétrie et la lumière, affine ses raccords, réalise quelques trucages, insère le générique de début et de fin correspondant à la charte graphique du client. Bref : après la mise en place de l’ossature du film, il procède à la mise en beauté de ce dernier. À partir de là, il fait un second rendu pour montrer le résultat au client : soit la vidéo est validée, soit elle passe une nouvelle fois en corrections. C’est là que le monteur doit faire preuve de patience et de rigueur, car les aller-retour peuvent mettre ses nerfs à rude épreuve !

 

Le métier de monteur vidéo en 10 mots-clés :

dérushage
story board
synopsis
coupes
raccords
mixage
montage
rendu
réactivité
flexibilité

 

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Interview Kevin, monteur vidéo

Quel a été ton parcours ?

Ça fait 7 ou 8 ans que je m’amuse à faire des montages ; j’ai commencé à 12 ans. À l’époque, je m’amusais à monter des bouts de séquence de jeux vidéo. On peut dire que le montage m’a accompagné toute ma vie. Au lycée, j’ai choisi de faire une option cinéma en première et en terminale. En parallèle, je continuais à faire des petits montages chez moi. Je voyais l’option cinéma comme un une étape pour former mon œil au montage. Le premier projet que j’ai filmé et qui s’est concrétisé, c’était en Terminale pour le bac. C’était un court métrage très expérimental, une sorte de mini-film d’horreur.

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

Travailler dans l’audiovisuel, c’était une évidence pour moi. Mais le montage, c’est vraiment ce qui me faisait le plus envie. Quand j’ai vu que Com’Art proposait une formation métiers de l’audiovisuel, j’ai pas hésité !

Parle-moi un peu de ton métier : en quoi consiste-t-il ?

Le projet-type d’un monteur commence avec la réception des rushs. Ensuite je fais le point avec le réalisateur ou le directeur artistique pour connaître le brief et les contraintes client, par exemple la durée ou l’ambiance voulue. Une autre manière de travailler, c’est de partir d’un story board. Je m’appuie sur le scénario et je me fie au story board pour voir quels sont les raccords qui fonctionnent le mieux et faire mes découpages images.

Après cette première étape, je passe au pré-mix audio juste pour que la musique sélectionnée colle à la durée du montage requis. Ensuite je commence à monter les images. Je fais ensuite un premier pré-rendu et mon DA (directeur artistique) soumet le montage au client pour valider qu’on part bien dans la bonne direction. Ça permet de faire les corrections nécessaires avant de me lancer dans la finalisation du rendu.
Un fois le pré-montage validé, je fais mes retouches image (par exemple faire disparaître une tâche, un reflet gênant, rajouter un mouvement). Ensuite je m’attaque à la colorimétrie (l’étalonnage) pour veiller à ce que les plans soient harmonieux en terme de couleurs et de lumière.
Enfin, je termine par le mastering, c’est à dire que je fais le rendu non compressé, très lourd, top qualité de la vidéo. Une fois la vidéo validée, je l’exporte en différents formats de compression pour adapter le fichier à différents supports d’utilisation (youtube, TV).

Quel logiciel utilises-tu au quotidien ?

Pour le montage j’utilise Finalcut Pro X ou Adobe Première. J’utilise beaucoup Adobe After effects pour les retouches vidéo et Logic Pro X pour le mixage audio.

Qu’est ce que tu préfères dans ton métier ?

J’ai toujours eu un grand amour pour le montage, mais aujourd’hui j’adore de plus en plus tourner. Donc au final, la réalisation est devenue la partie que je préfère dans mon métier. J’aime aussi beaucoup tout ce qui est retouche vidéo. Après, ce qui me motive à faire ce métier, c’est le côté excitant : il n’y a pas de routine, il y a des imprévus tout le temps. Il faut savoir gérer la pression !

Et ce qui te plaît le moins ?

Pour moi, le plus difficile c’est la contrainte client. Quand tu as une super appréhension du projet et que tu sais comment le truc peut cartonner...et que le client préfère une option qui est moins impactante, moins bonne. C’est vraiment ça le plus dur, le plus contraignant : quand le client vient casser l’idée que tu as de la vidéo.

Quelles sont les qualités d’un bon monteur vidéo selon toi ?

La première qualité c’est d’être passionné. On ne peut pas faire de bonnes vidéos sans passion. Ça se sent tout de suite dans le montage : la passion, c’est ça qui donne une âme au montage et donc à la vidéo. Ensuite, une autre grande qualité, c’est de pouvoir s’adapter : aux horaires, à l’urgence, aux contraintes client. Il faut être très souple pour exercer ce métier. Certains monteurs ont leur idée en tête et ont beaucoup de difficultés à s’adapter à la contrainte client. Bien sûr qu’il faut avoir sa touche, mais si tu ne sais pas t’adapter, ça ne pourra jamais passer auprès des clients.

Comment te vois-tu évoluer dans ton métier ?

Je me vois grimper les échelons, comme ce que je suis en train de faire actuellement. Aujourd’hui je suis réalisateur-monteur. J’écris mes vidéos, mes scénarios. Je suis ce qu’on appelle un “faiseur d’images”. Je tourne mes propres images puis je les monte. Ce qui me donne beaucoup plus de liberté pour le montage vu que je sais exactement ce que je veux…
À terme, j’aimerais être responsable d’un pôle vidéo et avoir une équipe avec moi pour pouvoir bien organiser la façon de tourner et être plus productif.

 

DEVENIR MONTEUR VIDÉO

Insertion : Cinéma, télévision, radio, agence de communication et de publicité.

Salaire débutant : à partir de 1500 €.

Perspectives d’évolution :chef monteur, monteur-réalisateur, responsable pôle vidéo.

Formation : Bac+ 2, Formation Métiers de l’audiovisuel.



DEVENIR MONTEUR VIDÉO ? Formation Métiers de l’audiovisuel à Com'Art !
 
   
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