Demande de documentation
Culture design et histoire de l'art

Culture design et histoire de l’art

Vanessa Henry Virly

Enseignante


Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis historienne de l’art spécialisée en histoire des collections du XVIIIème siècle en France, et plus spécifiquement en intailles et en camées qui sont des bijoux gravés sur pierres précieuses et semi-précieuses.


Quel a été votre parcours ?

Après une maîtrise en archéologie j’ai obtenu un doctorat en histoire de l’art. Durant mes études j’ai travaillé pour différents musées sur les inventaires et sur l’identification des objets et œuvres d’art. J’ai également enseigné à des enfants à l’école primaire, en collège, mais aussi plusieurs années à l’université et enfin à des adultes dans des centres sociaux.


Pouvez-vous nous dire ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?

Je fais de la recherche parce que je suis d’une insatiable curiosité et parce que je suis admirative de la capacité à créer du genre humain quelle que soit l’époque, le lieu, le contexte, les matériaux disponibles, etc. J’enseigne parce que partager ce qu’il y a de beau, de sensible et d’ingénieux, le donner à voir aux étudiants et former leur œil à comprendre les œuvres les plus variées est ce qu’il y a de plus gratifiant et de plus réjouissant.


Quels sont les artistes ou les styles qui vous ont influencé ? Vos artistes préférés ?

Du fait de ma première formation en archéologie, n’importe quel objet doit être d’abord vu comme une solution à un problème ou à un besoin. Alors en fait tous les objets m’intéressent.

En tant qu’historienne de l’art mes artistes préférés seraient Léonard de Vinci pour son utilisation du trait et son rendu des ombres, Georges de La Tour pour sa capacité à rendre l’âme humaine, Mark Rothko pour l’intensité des couleurs et des lumières … et il y en aurait encore beaucoup d’autres.


Depuis combien de temps enseignez-vous ?

Cela fait maintenant plus de 12 ans que j’enseigne l’histoire de l’art et des objets.


Comment vous situez-vous dans la chaîne graphique (relation aux développeurs, illustrateurs, photographes, imprimeurs, commerciaux ou encore graphistes) ?

Dans la chaîne graphique je me place, entre guillemets, au niveau du développement de l’œil de l’étudiant et de sa capacité à comprendre les œuvres et les objets déjà créés.


Quelles sont les principales étapes dans votre travail ?

Mon travail consiste à montrer un très grand nombre d’œuvres à mes étudiants, à leur apprendre à les décoder et enfin à leur donner les contextes de création de ces objets et œuvres.

Ces références leurs seront nécessaires pour prendre du recul et s’émanciper peu à peu de ce qui existe déjà à la fois pour innover eux-mêmes ou pour réinterpréter ce qui a déjà été fait.


Quelle importance accordez-vous à la connaissance et à la maîtrise des mediums et systèmes techniques qui gravitent autour du design graphique ?

Une œuvre ou un objet n’existent pas sans la technique et les médiums. C’est la connaissance et la maîtrise de ceux-ci à chaque étape qui donnent de la force et de la cohérence à une œuvre et la distingue d’un simple essai.


Quelles sont d’après vous les différences entre un travail pour le milieu culturel/institutionnel et une commande plus commerciale ?

Il y a la capacité à réagir et à s’adapter très rapidement à une demande qui varie souvent au fur et à mesure qu’avance le projet en cours. Il y a aussi l’idée de rentabilité et de coût à plusieurs niveaux, en termes de temps, de matériaux, d’installation, ce qui est en soi une forme de pression supplémentaire qu’il faut savoir gérer.


Quelles sont les qualités attendues chez les élèves choisissant cette voie ?

La curiosité et la capacité à être attentif aux détails, mais aussi la volonté de comprendre qu’un objet ou une œuvre ne naissent pas seulement de la créativité d’un artiste mais sont issus du contexte social, culturel, politique, économique et religieux dans lequel vit l’artiste. L’ignorer c’est perdre une partie de la compréhension de cet objet ou de cette œuvre.


Que voulez-vous transmettre et faire découvrir à vos étudiants ?

La curiosité, l’autonomie dans la réflexion et dans la recherche d’information mais aussi la capacité à garder intact le plaisir de découvrir une œuvre quelle que soit sa nature et sous tous ses aspects.


Quels conseils donneriez-vous aux étudiants ?

Mon conseil aux étudiants : sortir ! Aller au cinéma, voir des expositions même les plus fantaisistes, aller au théâtre, à des concerts… Se remplir les yeux et les oreilles de tout ce qui fait les tendances actuelles et la culture de cette décennie afin de nourrir leur créativité.

À mon sens plus nos étudiants seront cultivés dans leur domaine respectif et plus ils sauront s’adapter au monde du travail, être force de proposition dans des milieux très concurrentiels et ainsi sortir leur épingle du jeu.

Il faut garder les yeux ouverts, se créer un petit musée personnel et virtuel de ce qu’ils trouvent beau, intéressant, intelligent, drôle, décalé parce que c’est ce petit musée virtuel qui les marquera et les influencera en tant que créateur.


Quel regard portez-vous sur l’école Com’Art ?

L’intérêt d’une structure comme Com’Art est d’offrir la possibilité de bien connaitre nos étudiants et ainsi de pouvoir être très attentifs à leur progression, leurs difficultés et leurs ambitions, en leur offrant un encadrement adapté. Un endroit d’ouverture, où l’on a le droit d’essayer et où l’on peut commencer à s’affirmer en tant que créatif.

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