Demande de documentation
BTS de Com’Art.

BTS : réactions à chaud après les écrits

Toute cette semaine, les étudiants de BTS de l’école Com’Art étaient “sur le grill”. Créativité réactive, arts visuels, français, culture design, matériaux et technologies : pour eux, la semaine du 9 mai a rimé avec “épreuves écrites”. DG, DE et DP : tous y sont passés. Alors on est allé les cueillir juste à la sortie des salles d’exam, pour savoir comment ça s’était passé. Sujets, difficultés rencontrées, précieux conseils à garder : voici les réactions à chaud des BTS de Com’Art

 

“Confiant”,”mitigé” “soulagé” “crevé” : dans tout les cas l’épreuve est passée. Mais tout n’est pas terminé. À peine le temps de souffler, que nos étudiants doivent déjà rempiler sur les épreuves du lendemain, avant de se préparer aux oraux du mois de juin.

 

Épreuve d'arts visuels en BTS Design d'espace

Étudiante en 2ème année de BTS Design d’espace, Saïda sort tout juste de son épreuve d’arts visuels. Elle avait deux sujets au choix : “Le pli” ou “L’immatérialité”. C’est le second que Saïda a choisi. Au programme : une étude de documents avec une architecture et deux installations plastiques. “Il fallait faire ressortir en quoi elles illustraient le sujet et ensuite étayer notre propos avec des concepts et notre propre explication”, raconte Saïda. “En soi, je dirais que le sujet était difficile. Mais notre prof d’arts visuels nous a vraiment hyper bien préparés. Elle nous a très bien expliqué la méthode. Pendant deux ans, on s’est entraîné à dégager les concepts, à essayer de comprendre comment l’architecte pensait. C’est ça qui m’a le plus aidée.”

Pour se préparer, Saïda a révisé à plusieurs avec des copines. Elle a refait des fiches mais, au lieu de les faire par date, elle a fait des fiches par concept. ”Donc je savais où piocher, j’avais ma boîte à outils, mes références et mes archi en tête.”

S’il y avait qu’une seule chose à changer, pour Saïda ce serait… le sujet ! “Niveau préparation, ça ne m’aurait pas servi à grand chose d’en savoir plus, confie-t-elle. “On était vraiment bien préparé. Donc oui, le sujet ! Je vois que ça.”

Soulagée que l’épreuve soit derrière elle, Saïda est quand même “un peu frustrée”. Elle regrette de ne pas avoir pu dire tout ce qu’elle aurait aimé. “Trois heures, c’est vraiment trop court pour cette matière...”.

Épreuve de culture design en BTS Design produits


Côté Design produits, Ela a passé l’épreuve du feu : 6 heures d’examen avec en première partie culture design et une seconde partie consacrée aux matériaux et technologies. Le sujet, intitulé “Le design ne disparaît pas, les styles disparaissent” était le même pour les deux épreuves. “Pour l’épreuve design de style, on nous a donné trois documents, trois objets design… Il fallait les décrire, donner des références en culture design, des noms de designers et faire le rapprochement avec des mouvements artistiques.” Côté épreuve matériaux et technologies, Ela a suivi la consigne : décrire les matériaux utilisés dans les trois objets présentés dans les documents et expliquer les procédés de fabrication. “J’ai expliqué ce qu’était la bakélite, après j’ai fait mes schémas, mes brouillons.” Pour Ela, pas de grandes difficultés : le sujet était accessible, clair et bien expliqué. “Il n’y avait pas de piège, raconte-t-elle ; on avait tout ce qu’il fallait.  À la fin, j’ai conclu par rapport au sujet donné”.

Mais quand on lui demande comment elle s’est préparée, Ela nous confie qu’elle y est surtout allée “au feeling”. Bien sûr elle a révisé les courants artistiques. Pendant toute l’année, elle a fait des fiches sur les designers du 18ème siècle à aujourd’hui. Ça lui a permis de ressortir des références et de faire des liens avec les documents. Concernant l’épreuve matériaux et technologies, elle a surtout travaillé les schémas vus en cours et dans les livres, et aussi les procédés de fabrication. Son conseil : se recentrer sur le sujet. “En donnant trop de références, on peut vite se perdre et dériver. Donc il faut bien rester proche de la méthodologie et se centrer sur le sujet.” Contente, Ela ne sait pas vraiment si elle l’est : “je suis surtout crevée, je suis morte !” lâche-t-elle en rigolant.

 

Épreuve de créativité réactive en BTS Design graphique

Au tour des BTS design graphique de parler. Cette semaine, tous ont passé leurs épreuves. Trois étudiantes nous on livré leur témoignage, à chaud, juste après l’épreuve de créativité réactive qui s’est tenue le jeudi 12 mai dans la matinée.

Juliette, elle, va plutôt bien à vrai dire. L’épreuve est derrière elle, et ça, c’est une bonne nouvelle. Le sujet des BTS DG de cette année ?  “Les enfants ont enfin sommeil”. La consigne était de dégager un maximum de concepts à partir d’un spray à l’huile essentielle de lavande, destiné à calmer les enfants pour les aider à s’endormir. “Étant donné que je suis en option Web, j’ai travaillé sur plusieurs supports numériques : bannière application, story board, écran interactif…” L’épreuve en fait, consiste à réaliser des esquisses de ces différents supports sur des planches. La promesse de communication était “une soirée apaisante pour les parents”. Promouvoir un peu le produit et en dégager les caractéristiques, c’est ce qu’a fait Juliette. “Une des pistes a été d’axer mon concept sur le naturel du produit : les vertus de la lavande, comme quelque chose d’assez zen et reposant. Après j’ai joué sur le produit super héros qui sauve les situations. J’ai un peu reparlé de ce concept ensuite mais en version jalousie entre deux mamans : une qui a le produit et l’autre qui ne l’a pas.”

Pour se préparer, Juliette a surtout fait de la veille créative et révisé la méthode, notamment l’organisation des planches. “Il y a d’abord le nom, puis le thème du concept ; ensuite les esquisses qui prédominent sur la planche, et à côté, les explications en quelques lignes. Il faut donner le ton aussi : pédagogique, informatif, humoristique et expliquer à qui s’adresse le concept.” Si elle avait quelque-chose à améliorer, ce serait son travail de veille avoue-t-elle. “J’ai mis un peu de temps à trouver certaines idées ; si j’avais approfondi mon travail de veille, j’aurai pu m’appuyer plus facilement sur des concepts existants”.

Dans l’ensemble, Juliette trouve quand même qu’elle ne s’en est pas trop mal sortie, même si elle a eu des petites hésitations. “Mais bon, je veux pas crier victoire trop vite non plus…”

 

Inès, elle, est beaucoup plus mitigée après son épreuve. Dans la même classe que Juliette, elle a trouvé l’examen assez intense et aurait aimé avoir “au moins une demi-heure de plus”. “On devait trouver vite des idées... j’ai beaucoup regardé ma montre pour voir comment j’évoluais dans le temps. C’était un peu stressant et à la fin j’avais l’impression de ne plus avoir de cerveau”, plaisante-t-elle.

En fait, Inès était tendue avant l’examen : elle n’a pas eu une bonne note à son dernier BTS blanc sur cette matière. “En fait j’étais restée tout le temps sur un seul axe, au lieu d’explorer les autres sens du produit. Et mes planches n’étaient pas assez propres.” Du coup, ce cette fois-ci, Inès a particulièrement soigné la propreté de ses planches et s’est vraiment concentrée sur son brainstorming de mots clés. Une des pistes qu’elle a développée en street marketing, c’est un écran géant positionné en plein milieu d’une place, sur lequel on voit des enfants sauter sur des lits en jouant. Pour les calmer, les passants avaient juste à appuyer sur un gros buzz en forme de spray, placé en face de l’écran. Quand le spray était activé, les enfants à l’écran se calmaient et s’endormaient.

Pour se préparer Inès a beaucoup regardé ce que faisaient les agences de pub : “BDD, Buzzman, Marcel, Publicis : je suis allée sur leurs sites une semaine avant les exams pour avoir le maximum d’images dans la tête. J’ai regardé toutes leurs dernières campagnes de pub, que ce soit vidéo, street marketing ou appli mobile. J’ai aussi fait ça hier soir pour me lever avec des images plein la tête.”Si elle avait un conseil à donner, ce serait celui-ci : de vraiment se tenir au courant de l’actu en matière de publicité, d’installations street marketing et d’expositions d’art contemporain.

 

Après l’épreuve de créativité réactive, on a également fait le point avec Margaux, étudiante elle aussi en deuxième année de BTS design graphique. Margaux est plutôt contente de la qualité de son travail ; en temps normal elle a plutôt de bonnes notes. Niveau quantité, elle admet qu’elle aurait aimé en faire un peu plus. Le spray à la lavande ? “C’était un sujet qui me plaisait bien. C’était pas fermé comme sujet, on pouvait trouver facilement plein de concepts, donc j’étais assez confiante”. Et puis avec des entraînements tout au long de l’année à ce type d’exercice, Margaux se sentait préparée. Son conseil : surtout ne pas bâcler l’étape de recherche. “Le brainstorming qu’on est sensé faire au début est hyper important. Il faut vraiment arriver à trouver dix mots-clés distincts. C’est essentiel, parce que si on ne fait pas correctement cette étape, on peut se retrouver avec des idées qui se ressemblent trop”, explique-t-elle. Pour ses planches, Margaux a développé plusieurs concepts. Elle a travaillé sur des pistes par rapports aux enfants eux-mêmes, puis a développé l’aspect parent, “parce que c’est quand même eux la cible principale”. “J’ai fait un distributeur de spray, des affiches interactives comme celles qu’on peut voir dans le métro, un site internet, une page pop-up qui s’affiche sous forme de petite pub animée, et même un jeu pour smartphone. J’ai essayé de faire pas mal de support numériques.” Mais Margaux a aussi fait des propositions en street marketing, notamment une installation de lits dans un “endroit hyper bruyant, avec des enfants comédiens faisant semblant de dormir”. Il fallait y penser...


Prochain rendez-vous : en juin, après les oraux de BTS ! D’ici là, on souhaite bon courage à tous les étudiants en train de plancher…!

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