Fiche métier : Web designer

Dans la peau d’un webdesigner : Un webdesigner, qu’est ce que c’est ?

Avant toute chose, le webdesigner est celui qui pense les interfaces d’un site web, le graphisme des pages, la navigation et toutes les fonctionnalités.
Son travail suppose de nombreuses capacités, faisant de lui à la fois un graphiste, un ergonome Web et un directeur artistique.
Pour le webdesigner, il s’agit donc d’être un véritable couteau-suisse, pour mener à bien sa mission : créer des sites Internet séduisants et fonctionnels pour permettre une navigation optimale sur la toile.

C’est peut-être évident, mais…
Le design d’une page Web ne se pense pas de la même façon qu’une communication imprimée.
Le webdesigner crée et imagine selon des règles bien spécifiques à son support, car sur la toile, les réflexes changent. Le regard de l’internaute doit se poser rapidement sur l’information essentielle. Les interfaces de connexion, et les menus doivent être le plus lisibles possibles, pour assurer un confort de lecture. Les boutons cliquables doivent être facilement repérables : en somme, le rôle du Webdesigner est de concevoir un site Internet en se plaçant autant que possible, depuis le point de vue de l’utilisateur.
Mais sa tâche ne s’arrête pas là ! Le webdesigner doit également faire preuve de créativité, et même parfois d’innovation, tout en prenant en compte les contraintes techniques liées aux différentes technologies (Html5, Flash, Javascript, CMS) et bien sûr, respecter le cahier des charges de son client.

Quelles qualités doit avoir un Webdesigner ?

Le webdesigner doit avant toute chose, être doté d’un solide sens graphique. C’est un professionnel de l’image, qui doit avoir le sens du multimédia, et maîtriser les codes de la communication visuelle sur la toile. L’une de ses premières tâches, sera de concevoir le graphisme des maquettes des pages du futur site Internet de son client.

Le Webdesigner ? Un architecte de l’information !

Avant de parvenir à l’élaboration de ces fameuses pages, le Webdesigner va devoir effectuer un important travail de recherche en collaboration avec son client. La cible du futur site internet renseigne fortement le webdesigner sur sa mission. Si, par exemple, le site vise un public de professionnels et de jeunes actifs, l’ergonomie et les impératifs graphiques ne seront pas les mêmes que pour un site destiné à des seniors ou à un public en situation de handicap.
Dans ce cas précis, le graphisme et les fonctionnalités du site Internet devront être pensés de manière ultra-simplifiée pour répondre aux exigences spécifiques de ce genre de public.
La mise en place de gros boutons, l’optimisation de l’accessibilité, ou le peu d’informations mis en évidence sur chaque page, seront de rigueur. La question de la cible influence fortement la composition de la maquette d’un site.

Qu’en est-t-il du cahier des charges ?

Au delà de la prise en compte de la cible du futur site, le Webdesigner doit composer avec le cahier des charges de son client. En tout premier lieu, le budget posera les cadres de la mission. Si le client ne dispose par exemple, que de 2500 euros pour réaliser son site Internet (ce qui est assez fréquent chez les TPE et PME ), la mission du Webdesigner se limitera au choix d’un template de page avec quelques aménagements graphiques. Le reste du budget devra être consacré à l’hébergement, à l’achat de photos, aux développements secondaires et à la sécurisation du site. La véritable valeur ajoutée du webdesigner se fait véritablement sur des projets de plus grande envergure. En fonction du projet de site, le Webdesigner devra penser un design sur mesure pour répondre aux besoins spécifiques d’utilisation : donner la météo, permettre le troc d’objets entre particuliers, proposer une exposition virtuelle, etc…

L’art de la navigation

Pour proposer une solution graphique fonctionnelle et optimale, le Webdesigner va devoir se creuser la tête. Tout en puisant dans sa créativité, il devra garder à l’esprit à chaque instant, les notions d’ergonomie, d’accessibilité et de navigation.
Sur le futur site, tout devra être simple et facile à trouver.
Ainsi, certaines conventions devront être respectées : comme placer le menu de navigation en barre de menu supérieure ou à gauche de l’écran, ou faire apparaître rapidement le bouton panier en ligne d’un e-shop.
Toutefois, s’il s’agit d’un projet plus artistique, comme la réalisation d’un portfolio ultra-immersif d’un photographe, le menu pourra prendre d’autre forme, ou se faire discret.

Un bon webdesigner sera donc celui qui, outre ses compétences graphiques et ses connaissances techniques, saura se mettre à la place de l’utilisateur pour qui il réalise le design. Pour réussir ses espaces de navigation, le webdesigner doit alors faire preuve… d’une grande empathie !

Arborescence et fonctionnalités du site

Lorsque les grandes rubriques sont identifiées, le Webdesigner entreprend alors tout son travail lié à l’arborescence du site.
Cette réalisation doit dans un premier temps, être présentée en version simplifiée et sans graphisme. Il s’agit du structure du site, où chaque page est présentée sous forme de bloc, ainsi que les catégories, les sous-catégories, les menus, ou espaces de connexion personnelle, etc…
Ce squelette du site, permettra de constituer une solide colonne vertébrale, pour tout le travail à effectuer.

Dans un second temps, le Webdesigner procédera à la mise en place d’un cahier des charges des fonctionnalités du site, en collaboration avec le développeur. Cette liste exhaustive, permet de visualiser toutes les fonctionnalités et de leur associer une solution technique, avec tous les détails que cela comporte.
Ce cahier des charges doit être double, puisqu’une seconde version doit être aussitôt envisagée (avant même la mise en ligne de la première version du site), pour prévoir les fonctionnalités à mettre en place ultérieurement, après la sortie du projet. Ainsi, le webdesigner obtient un chiffrage réaliste du coût et du temps de fabrication du site Internet qu’on lui commande.

Objectif template !

Une fois toutes ces questions évoquées, et les réponses apportées par le client, le Webdesigner va pouvoir commencer à plancher sur le design des pages du site Internet.
En fonction des rubriques choisies et spécifiées dans le cahier des charges, une hiérarchie de pages va être apportée : niveau 1, niveau 2, niveau 3, etc…
Afin de procéder par étapes, et faire valider son travail, le Webdesigner va d’abord réaliser une page test, qu’il soumettra à son client.
Cette page permettra notamment de déterminer avec précision la charte graphique de l’ensemble du site. Plusieurs allers-retours peuvent être réalisés avec le client, jusqu’à validation de l’identité visuelle. Par la suite, la création des autres pages pourra commencer.
Il faut noter que le Webdesigner est le garant de cette identité visuelle tout au long du processus.

Être un peu technicien quand même

Le Webdesigner n’a pas besoin d’être un véritable pro de la technique.
Toutefois, il doit pouvoir connaître les principales technologies d’intégration et de développement, afin d’anticiper les contraintes liées à l’intégration de ses maquettes.
Cela aura également comme avantage de pouvoir conseiller ses clients dans le choix de tel ou tel type de CMS (Wordpress, Drupal, Joomla, etc.). Ainsi, le Webdesigner devra manier un minimum d’outils d’intégration (type XML ou Javascript), et avoir des notions en langage HTML et CSS pour pouvoir retranscrire ses templates pour le Web.
Il devra également savoir construire son design en CSS et être en mesure de découper les trames des pages Web.

Pour résumer…

Le Webdesigner est à la fois un créatif, et un pro de la communication visuelle multimédia, qui maîtrise les technologies du Web.
Sa mission est de concevoir des sites Internet accessibles, beaux, originaux, et faciles d’utilisation.
Il travaille en étroite collaboration avec son client pour élaborer un cahier des charges, et également avec les équipes de développeurs et d’intégrateurs pour la réalisation technique de ses propositions visuelles.

DEVENIR WEBDESIGNER

Insertion : Ce métier est toujours aujourd’hui demandé.
D’autre part, de plus en plus de Webdesigners se forment également aux technologies de l’intégration et du développement, afin d’être autonomes dans la concrétisation de leurs projets, et de proposer un service complet à leurs clients.

Salaire débutant : Un jeune webdesigner qui fait son entrée sur le marché du travail, peut espérer un salaire mensuel d’environ 1800€ (brut). Ce montant reste toutefois un indicateur, selon les moyennes communiquées par les Webdesigners indépendants, qui négocient leur paie à la mission.
Perspective d’évolution : Le jeune webdesigner peut aspirer à devenir webdesigner senior, chef d’édition, ou chef de projet.
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